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Jeudi 24 février 2005 4 24 /02 /Fév /2005 00:00

Oromë

 

Oromë prend la chope et en boit une longue gorgée...

Aahh...ça fait du bien, merci, Kadmael. Ne t'inquiète pas, on va faire un peu ripaille, cela faisait longtemps que nous nous battons à Cor, nul n'a plus le temps de venir boire un coup...

A vrai dire, a l'instar de boire cette bière, je bois tes paroles. Tu as une grande connaissance de ton métier. C'est appréciable. S’il est clair que nulle armure ne peut sauver la vie d'un guerrier, qu'il fut humain ou Archange, cela peut toujours l'aider. La mienne est plus qu'appréciable, mais pas invincibles...
Néanmoins, laisse moi te contredire sur une chose : il existe des épées indestructibles.

Oromë sortit de son dos un long glaive de deux mètres de long, deux griffes se trouvent de chaque coté de la base de l'arme. Le glaive semble émettre un léger chant, à peine audible.

Nous n'avons pas construit ce monastère, c'est Kaï (Dieu) qui nous l'a offert. Lorsque j'y suis arrivé, un Moine l'avait déjà trouvé, mais il était mort de faim en priant. Son visage était marqué par un bonheur extrême, je pense qu'il a vu Kaï. Donc, lorsque je trouvai le monastère, il était déjà meublé, et sur le râtelier à arme du temple, je trouvai une place, la septième, où je ne pouvais poser mon glaive. A cette époque, j'étais encore un ange, je n'étais pas cet Archange de trois mètres de haut que je suis aujourd'hui. Bref, lorsque Kaï me jugea digne de le servir en tant qu'Archange, il m'envoya l'aura du Combat en ce temple, et je devins Archange. Je m’aperçus alors que la septième place était occupée par ce glaive. Lorsque je le tins, il émit un chant puissant, signe de reconnaissance et d'amitié. Au combat, son chant est terrible, terrifiant pour les ennemis, mais c'est un cri de gloire et de courage pour mes alliés.
Cette lame, fut forgée par les forgerons de Kaï, si elle ne peut transpercer toute armure, c'est que ma force fait parfois défaut, mais nul, même un Balrog ne peut la briser.

 

 

 

Kadmael :

 

Kadmael remplit à nouveau les choppes de tout le monde. Puis il examine le glaive que lui présente l'archange du combat.

Je ne serai pas étonné qu'il contienne une part importante d'alithium : sa puissance irradie jusqu'ici.
Pour préciser ma pensée, je dirais que ce qui importe n'est pas vraiment la force de deux adversaires et leur prétendue invincibilité, ou la solidité de deux armes qui s'entrechoquent. Ce sont des facteurs qui comptent mais les conditions de cet affrontement sont déterminantes. Si deux épées de même solidité sont confrontées directement, c'est celle dont le porteur la tiendra à deux mains qui sortira vainqueur. Même le plus puissant des guerriers peut être abattu par un diablotin si celui-ci le frappe dans le dos tandis que d'autres adversaires retiennent son attention.
Votre glaive archange vous semble peut être indestructible, mais si je le met dans une forge, j'arriverai probablement à affaiblir suffisamment sa résistance pour le briser.

Se tournant vers Mérou, le visage montrant qu'il était ennuyé de ne pas avoir réussi à le convaincre :

J'accepte de bonne grâce ta proposition, cela ne peut que me permettre d'affiner mon art et mes connaissances. Mais je ne peux te laisser retourner dans le monde sans arme.

Buvant une nouvelle gorgée de cette bière décidément très agréable, il fouille dans un de ses poches, et en retire un anneau d'un métal mat, presque semblable à du plomb.

Puis je emprunter la forge de votre monastère quelques heures ? J'aurai également besoin de quelques lingots d'acier.

 

 

 

Oromë :

 

Et bien, je ne sais si la légende est vraie, mais elle dit que les épées des Archanges sont bénies par Dieu et que par ce fait, nul mis à part Lucifer ou un antique démon tel que Xool pourrait la détruire...enfin, ce n'est peut-être qu'une légende et je ne tient pas à la vérifiée.

 

 

 

Kadmael :

 

Un sourire se dessine sur le visage de Kadmael

Je ne tiens pas à le vérifier non plus. Il ne serait pas très judicieux de priver un de nos archanges de sa lame à cette époque, mais la légende tout de même la possibilité de les briser. Mais ce ne sont là que considération qui tiennent de notre philosophie personnelle.

 

 

 

Oromë :

 

Deux Moines entrent dans la taverne et font signes à Oromë

Bien, la forge vient d'être rallumée, et tout le matériel y est, tu peux donc y aller, Kadmael, dès que tu auras finit de ripailler.

 

 

 

Kadmael :

 

Après avoir fini son assiette, Kadmael sèche sa choppe de bière. Une ride barre son front et il s'adresse à Oromë d'un air tendu.

J'ai une faveur à vous demander archange. J'ai entendu conté par des bardes les merveilles de votre monastère. Parmi celles ci, j'ai souvenance de certaines salles baignées de lumière particulière. Vous avez compris que l'alithium est impressionné par la lumière, et que cela peut lui donner une personnalité différente. Pourrais je exposer cet anneau d'alithium dans un endroit sacré pour vous, moines Kaï, afin que l'arme que je forge puisse s'accorder du mieux possible aux croyance de Mérou, à son état d'esprit et à sa foi ?

 

 

 

Oromë :

 

Le Temple me semble le lieu où la lumière est la plus pure et la plus sacrée. Nous déposerons l'alithium dans la lumière qui éclaire l'autel, devant la sainte statue de Kaï et des Archanges, ainsi, peut être la bénira-t-il lui même...

 

Viens, suis-moi, Kadmael, les portes de notre temple te sont ouvertes, c'est la première fois qu'un non-Moine entrera dans ce temple.

 

 

 

Mérou :

 

Mérou est sur le point de finir son repas lorsque les deux moines pénètrent dans la taverne.

La forge est de nouveau en service, c'est une bonne nouvelle !
Ce serait peut-être une bonne idée de remettre la main sur notre forgeron. Il pourrait tirer grand apprentissage de la manière dont Kadmael travaille le métal. Je pense en effet que vous devriez profiter de votre venue au monastère pour lui enseigner un maximum, je ne sous entend bien sûr pas de lui révéler tous vos secrets...

A ce moment un imposant corbeau plus noir qu'un conduit de cheminée vieilli par la suie, fait son apparition et se pose sur le rebord d'une des fenêtres de la Taverne.

Oromë porte la main à son arme prêt à chasser l'animal...


Gardez votre calme, Archange !
Il ne s'agit là que de Zob le corbeau messager utilisé par mon frère pour entrer en contact avec moi lorsqu'il l'estime nécessaire.

Oromë se ravise, tandis que Mérou se lève et s'approche de la bête. Celle-ci lui murmure quelques mots et repart non sans avoir reçu une petite miche de pain en guise de récompense.

On m'informe que je suis attendu dans le petit village où j'avais commencé à me renseigner.
Si vous n'y voyez pas d'objection, je vous fausse compagnie et j'y retourne sur le champ. J'espère revenir au Monastère avant votre départ et être en mesure de passer observer la façon dont vous faites naître vos oeuvres...

 

 

 

Kadmael :

 

S'apprêtant à suivre l'archange vers le temple, Kadmael salue Mérou d'une main sur l'épaule.

J'ai moi même entendu des rumeurs sur des forgerons de génie dans cette auberge. Quand tu seras de retour, ta nouvelle épée sera prête. J'espère que tu me parleras de tes découvertes alors, j'aimerai moi aussi les rencontrer.

 

 

 

Mérou :

 

Les encouragements du Templier réchauffèrent le coeur de Mérou. Il promit de revenir le plus rapidement possible.
Après avoir salué une dernière fois Kadmael et Oromë, il sortit de la taverne qui avait fait office de réfectoire, passa à nouveau devant la Guérite, et commença à s'éloigner du monastère en direction du petit village...

 

 

 

 VI Le Travail de Kadmael

 

 

 

Dès le départ de Mérou, Kadmael investit la forge du monastère et se mit à l’ouvrage.

 

 

 

Kadmael :

 

Avant de se rendre au temple, Kadmael choisit ses outils et les aligne tous sur une table. Ceci fait, il pose son sac dans un coin, et commence à soupeser les différents lingots d'acier. Son oeil avisé lui en fait choisir quelques uns qu'il jette dans un creuset en pierre.

Usant de l'axe sur lequel est fixé le creuset, il le place au dessus de foyer.


En attendant que l'acier fonde, j'ai le temps de m'occuper de l'alithium.

Dans un creuset plus petit, il jette son anneau et le chauffe jusqu'à ce qu'il prenne une teinte rouge.


En tournant la tête, il voit les vitraux du Temple narrant les exploits des dieux Kai et Ishir.

 

 

 

Balbadus : un Moine Kaï passant par là :

 

Balbadus entre discrètement dans la forge, se plaçant derrière le forgeron sans le déranger. Balbadus regarde attentivement tout les gestes du forgerons, afin, de se faire lui même son arme...

 

 

 

Kadmael :sort de la forge et fait étape au temple des Moines Kaï

 

Vêtu de sa tunique blanche, Kadmael s'avance à travers le temple majestueux. Il tient en main un creuset de pierre contenant un anneau rougi au feu. Une rune gravée sur la pierre maintient l'anneau d'alithium dans un état proche de la fusion.

Kadmael parcours toute la nef, les couleurs des vitraux donnant à sa tunique des aspects changeants pendant qu'il remonte le Temple vers l'autel. Arrivé à l'autel il y dépose le creuset, puis se recule d'un pas. Après une profonde inspiration, il place sa main droite en face de son visage, l'index et le majeur pointé vers le haut.
Dans un murmure, il se lance dans une mélopée entre prière et incantation dans une langue inconnue des moines qui se trouvent à proximité. Cela dure de longues minutes, pendant lequel des particules lumineuses semblent se rassembler autour du creuset. Petit à petit, le creuset n'irradie plus la lumière chaude et orangée du métal en fusion, mais une lumière blanche, pleine de différentes couleurs parmi lesquelles domine le doré.


Je crois que j'ai fini

 

 

 

Oromë :

 

Oromë regardait avec curiosité le travail de Kadmael...

Très intéressant, si on avait un forgeron comme celui-ci, ce ne serait pas plus mal...

 

 

 

Kadmael :de retour à la forge

 

Quand Kadmael revient du temple son creuset entre les mains, il le place au dessus du foyer. Avisant le moine dans un coin de la forge, il l'interpelle :

Bonjour à toi. Tu es le forgeron du monastère ?

 

 

 

Balbadus :

 

Balbadus semblait gêné

non.. Je suis un ange guerrier, au service de Kai comme tous le sont ici...

Je vais bientôt avoir besoin d’une nouvelle épée... Alors je m’instruis sur sa construction.

 

 

 

Kadmael :

 

Kadmael, se met torse nu, et soupèse les différents marteaux à sa disposition. Puis, il prépare le moule destiné à recevoir le métal en fusion et qui lui donnera une première forme. Il s'inquiète également de l'eau à sa disposition et de sa pureté.

Si tu le désires tu vas pouvoir m'assister durant la conception de celle ci . Tu en tireras je pense quelque enseignement intéressant. Je doute que cela suffise à faire de toi un forgeron, mais au moins tu seras rentré dans le cercle des bateleurs d'acier.

 

 

 

Balbadus :

 

Surpris par la réponse du templier Balbadus sourit a l'idée de l'aider dans sa tache


pourquoi pas... en quoi je peut vous êtres utile??

 

 

 

Kadmael :

 

Kadmael noue un morceau de tissu au dessus de sa tête.

Pourrais tu aller chercher du bois, il va falloir nourrir le foyer pendant plusieurs heures. Une fois que ce sera fait, nous coulerons l'alithium dans l'acier, tu m'aideras en manipulant l'un des deux creusets.

une fois la provision remarquable de bois effectuée, les deux anges déversent l'alithium dans l'acier fondu. Un nuage de vapeur mordorée s'échappe alors. Afin de donner une homogénéité au mélange, Balbadus mélange le liquide en fusion avec une barre de plomb, tandis que Kadmael murmure quelques incantations, afin que la puissance magique contenu dans l'alithium se joigne à l'acier.

Cette étape terminée, les deux anges coulent le métal dans un moule, lui donnant une forme convenant à une épée.


S'ensuit plusieurs heures de travail, composées essentiellement de martèlement de la lame, de refroidissement dans de l'eau limpide, et de mise au foyer pour conserver au métal une forme de malléabilité.

 

L’étape de la finition est maintenant arrivée. La lame a trouvé sa forme définitive, Kadmael va désormais la polir pour révéler la couleur particulière de l'acier, et l'aiguiser. C'est dans cette étape que des runes sont inscrites sur la lame, invisibles tant que la force interne de l'arme n'est pas éveillée. Durant tout ce travail minutieux, le Templier murmure des incantations. Après avoir placé une garde simple dans un acier brillant, mais sans ornement particulier, il enroule autour de la poignée des lacets de cuirs, couverts sur la face invisible de louanges divines, ainsi que de prières propre aux moines Kaï que Balbadus s'est chargé de transcrire à l'aide d'un poinçon chauffé au rouge.

Quand l'épée est terminée, Kadmael peut la tenir d'une seule main, même si la garde est suffisamment longue pour être agrippée à deux. La lueur du soleil se reflète sur l'acier révélant des vagues irisées courrant le long du fil acéré.

Maintenant, il ne reste plus à attendre que Mérou revienne. Ou peut être pourrais je le rencontrer dans le village où nous nous sommes croisé la première fois.

Se tournant vers Balbadus :

Es tu satisfait de cette première expérience ?

 

 

 

Oromë :

 

Euh...Kadmael, Ishir n'est pas une déesse, mais une sainte, et Kaï n'est qu'un autre nom de Dieu...

Néanmoins, j'espère que Balbadus réussiras à devenir aussi doué que toi, cela pourrait être utile...

 

 

 

Kadmael :

 

Vous me voyez désolé de la confusion Archange, ces mots sont sorti de ma bouche comme invoqués par de vieux souvenirs, d'autres vies dans d'autres lieux.
Puisque vous êtes là, j'ai quelque chose pour vous

Kadmael fouille dans sa poche et sort un médaillon en forme d'étoile semblable à celui que portent les moines, à ceci près qu'il est de couleur mat, comme l'anneau d'alithium que le forgeron a utilisé pour forger l'épée de Mérou.


Il me restait un peu d'alithium. Je vous fais don de ce symbole de votre Ordre. L'alithium est encore vierge, je ne peux donc vous dire si ce symbole aura quelques effets magiques. Lorsque il sera face à un évènement magique d'importance, suivant son état du moment, cette étoile trouvera sa forme et ses pouvoirs définitifs.

 

 

 

Oromë :

 

Oromë prit le médaillon en forme d'étoile et le regarda en souriant...

Je te remercie, Kadmael, espérons qu'il me protège un petit peu...

 

 

 

Link : un autre Moine

 

Link qui avait regardé toute la scène de la création de l'épée entra en hésitant et murmura :

Kadmael je pourrais aussi t'aider si tu le désires, j'ai déjà forgé une épée précédemment et je viens de réapprendre avec ce que je viens de voir.

L'ange s'arrêta soudain en voyant l'Archange, il ne l'avait pas aperçu...

Oh bonjour Oromë, excusez-moi je ne vous avez pas vu, si vous voulez je pourrais peut-être vous forgé une superbe épée avec l'aide de Kadmael.

Et il repartit de son pas hésitant en se demandant si il avait bien fait de proposer son aide.

 

 

 

Oromë :

 

Je te remercie, Link, mais j'ai déjà un glaive que m'offrit Kaï, pas la peine d'en bâtir un nouveau.

 

Au fait, Kadmael, voici un petit cadeau de ma part :

Oromë sort un tablier de forgeron et des gants, le tout dans un cuir brut...

Ce cuir provient de la race des Armas, des éléphants du déserts aujourd'hui disparus, ils protègent de la chaleur mieux que tout autre...je l'ai personnellement enchanté pour empêcher le feu d'y avoir la moindre emprise, ainsi ils ne brûleront ni ne noirciront au contact des flammes.

 

 

 

RabaMadjaï :

 

Le séraphin entendit les dernières paroles de son Archange alors qu'il passait dans les couloirs

*...empêcher le feu d'y avoir la moindre emprise, ainsi ils ne brûleront ni ne noirciront au contact des flammes.*

Il se précipita vers Oromë, en saluant Kadmael au passage et lui demanda

Maître...de quoi parlez vous présentement...
Vous savez qu'un jour ou l'autre je devrais à nouveau affronter le Seigneur des Flammes...De plus, à chaque rencontre au bar ou autre...je ne pouvais l'approcher sans me faire brûler les ailes ou les plumes...
Quel est donc cette magie que vous avez en votre possession ?

 

 

 

Kadmael :

 

Kadmael s'incline en recevant ces cadeaux enchantés par la magie de l'Archange.

Merci à vous Oromë. J’apprécie le choix de vos cadeaux. Ils ne peuvent que me servir à renforcer mon art.

Après l'arrivée de Rabamadjaï, qu'il salua, le Templier intervient :

Il me semble que si vous devez affronter l'être auquel je pense, ses flammes seront de toute façon sans commune mesure avec celle d'une forge.

 

 

 

RabaMadjaï :

 

Le Séraphin releva les paroles de Kadmael...Il le regarda et s'exprima

Ah ! Kadmael...La première fois que je l'ai affronté, je n'étais qu'un simple ange Guerrier...Et ma lame a fondu sur son corps de Flamme...C'est vrai que je n'y avais point pensé depuis lors...

Regardant le forgeron et ayant vu le travail qu'il venait d'effectuer, il reprit :

Pourrais tu, si tu le désirais, me forger une lame qui tiendrait ces hautes chaleurs corporelles ?
Qui serait assez puissantes pour pénétrer son aura de Flammes...
Le pourrais tu ?
Est ce possible ?

Il devenait curieux de son travail, il n'avait jamais eu à faire à l'un de ces manipulateurs des éléments, à l'un de ces créateurs d'armes magiques et puissantes...

Te faudrait il une matière spéciale pour y arriver ?

 

 

 

Kadmael :

 

Kadmael se passe la main dans sa barbe

Et bien, comme je l'ai expliqué à Mérou dans la Taverne, mes armes ne sont pas particulière pour leur solidité. Il s'est donc mis en quête d'un métal que je pourrai forger pour atteindre une résistance exceptionnelle.

Cependant, je place au sein de l'acier de l'alithium métal qui capture l'essence de la lumière. Si je connais bien le futur porteur, je peux faire en sorte que l'essence de l'arme soit accordée à la personnalité et la puissance du guerrier qui la portera. Elle permet donc, outre une adéquation à son style de combat, de développer une puissance intrasèque.

Pour faire court, si tu développes une puissance suffisante, tu pourras la transmettre à ton arme, pour causer des dégâts importants, mais également pour lutter contre une puissance magique importante. Et donc que développe le Seigneur Démon pour développer des flammes autour de lui.

Je ne pourrais le faire de suite. Je n'ai plus d'alithium sur moi et il m'en faudra un certain nombre pour contenir ta puissance de séraphin. Il me faudrait donc rejoindre mon antre. Et il faudrait un peu que nous discutions pour que je puisse te connaître un peu mieux. Pour déterminer si je te ferai une arme ou non.

 

 

  

 

Là se termine le Travail de Kadmael qui repart ensuite pour son Sanctuaire, après avoir salué RabaMadjaï ainsi que tous les autres Moines…

 

 

 

 

 VII Le retour au village :

 

 

 

Après un somptueux repas, beaucoup plus copieux qu’à l’accoutumée au Monastère en compagnie de Kadmael ; Mérou était arrivé à la conclusion qu’il lui fallait désormais chercher un nouveau métal, alliage ou tout autre matériau doué d’une solidité à toute épreuve.
Le forgeron avait accepté d’essayer ensuite d’y donner vie grâce à la maîtrise de l’alithium dont lui seul connaît les secrets.
Une arme forgée d’un tel assemblage de molécules et de minéraux parviendrait-elle à rassurer les craintes du Moine et à lui redonner confiance en lui afin d’établir un communion sans faille entre son être et son épée ?...

Mérou retournait donc le ventre repu, ce qui expliquait son retard, dans le petit village qu’il avait du quitter précipitamment à cause de la tempête.
A son arrivée, il se dirigea rapidement vers la taverne qu’il n’avait pas trouvée l’autre fois.

 

 

 

Un démon dénommé Shadow :

 

Essayant de ce frayer un chemin dans la foule, Shadow, accompagné de Sifie qui était sur son épaule arrivait enfin vers Mérou

Euh, si tu veux un bon forgeron, je peut te conseillé des excellent, voir les meilleurs:
Les diablotins, par contre, ils sont si discret que ça va être dur de les trouver, mais paroles, ils sont petit, mais ils excellent dans la métallurgie, et pour eux, les races ne sont que des clients qui ont des goûts différents, donc pas de problème, tu aura même des armes magique avec eux.

 

 

 

Don Pedro :

 

Un Ange endimanché d'une magnifique toge blanche entra une nouvelle fois dans la salle plutôt silencieuse ces derniers jours. Pourtant la discussion amorcée était des plus intéressantes.

Il s'approcha alors du dénommé Mérou après avoir abaissé sa chaperonne.
Puis sans préambule il prit la parole.



Mérou, après plusieurs jours de recherches, j'ai enfin pu trouver quelques informations intéressantes.
Andarion, grand maître forgeron et chef de l'éminente ODAF a pu résister à l'apocalypse.

Une expression de joie apparue alors sur le visage de Mérou

Calmez vos ardeurs Mérou car ce n'est pas sans un long et périlleux périple que vous pourrez arrivez jusqu'à Andarion.

C'est dans le coeur des forges que se trouvait le forgeron au paroxysme de la terreur et du chaos.
Il put résister grâce à la formidable ingéniosité de ses confrères qui créèrent en ce coeur un système presque indestructible de poutres pilons ce qui ne fut pas le cas du reste des forges.
Elles furent malheureusement totalement détruites par le cataclysme.

Andarion fut néanmoins blessé et c'est à moitié mort qu'il commença à rechercher ses autres frères.
C'est avec torpeur et résignation qu'il put se rendre compte de l'ampleur de la destruction de ses forges tant chéries et du massacre de nombreux forgerons.

Nombre de corps gisaient au soleil entouré de charognards souillant l'honneur de ces braves.
La rage emplit l'âme d'Andarion qui se jura de découvrir la cause d'une telle catastrophe.
C'est sans une once de fatalisme qu'il put avec toute les peines de monde se relever et entreprendre une marche cadencée à quelques pas par minute...


Mérou fut stupéfait et une expression morose vint surpasser la joie précédente.
Don Pedro reprit alors la parole après avoir laissé le temps à Mérou de se remettre de tant de révélations.


Néanmoins, je puis te dire que je pense savoir où se trouve en ce moment l'ancien forgeron. Un vieil Héro Humain l'aurait aperçu non loin d'une taverne il y a quelques lunes.
Il semblerait que la peine engendrée par tant d'émotions fit oublier à Andarion sa voie de forgeron.
Je pense néanmoins pouvoir le convaincre de reprendre du service si nous le retrouvons.

Je puis donc, si vous le désirez, vous suivre dans ce voyage où nombre d'obstacles pourraient faire leur apparition.

J'attends votre réponse.


 


Mérou :

 

En entrant dans la taverne, Mérou tomba nez à nez avec deux énergumènes très différents :

L’un était un Démon. Celui-ci l’invitait à poursuivre ses recherches en commençant par trouver des Diablotins. Ceux-ci excelleraient soi-disant dans l’art des métaux ; mais ils resteraient pour ainsi dire presque introuvables.

L’autre lui inspirait beaucoup plus confiance puisqu’ils étaient de la même race tous les deux.
Il cru reconnaître sous ses traits un ange qui avait eu de récents démêlés avec la justice Céleste et qui semblait un être de bonne foi.


L’ODAF, … que signifie cette symbolique mystérieuse ? Je n’en ai jamais entendu parlé auparavant.

Se demanda-t-il en marmonnant.

J’aimerai beaucoup rencontrer des Diablotins maîtres dans l’art de la métallurgie et cet Andarion. S’ils sont à la hauteur de la réputation que vous leur érigez, ils connaîtront sans nuls doutes la manière de rendre une arme indestructible ; tout du moins seront-t-ils en mesure de m’indiquer quel matériau utiliser…
Je dois absolument les retrouver ; et prendre connaissance de ce que fut le temps glorieux où sortaient toutes sortes de merveilles de cette forge mystique dont vous me parlez !

Pouvez-vous me donner de plus amples informations ?

Mérou invite ses deux nouveaux compères à s’asseoir autour d’une table à ses cotés, afin de les pousser à en dire plus et fixer son futur objectif...

 

 

 

Don Pedro :

 

Don Pedro prit la chope de bière et l'engloutit en quelques instants devant la stupeur du cornu et de Mérou.
L'Ange se sentait en effet mal depuis son arrivée en ces lieux... Ce mal qui commençait à le ronger, à l'exaspérer à un tel point... Il n'était en rien du aux effets de l'odeur maussade qui planait dans la taverne mais plutôt à l'odeur putride dégagée par le frêle démon.
Il aurait été si facile de lui trancher la tête d'un coup vif et sec...

Mais non se dit-il... Ecoutons préalablement notre invité. Peut être est il différent de es semblables après tout même si je désespère de voir un jour un tel immondice montrer un quelconque semblant de bonté...

C'est donc très tendu que l'Ange reprit la parole tout en mandant une autre bière à la très agréable succube passant par là


l'ODAF était une faction respectée et respectable avant l'apocalypse Mérou...
Ces quelques lettres signifient : Organisation Des Anges Forgerons.
Comme vous pouvez vous en douter, ils étaient garant de nombreux artefacts.
Certains peuvent encore se souvenir des quelques inscriptions écrites sous leur bannières montrant bien l'état d'esprit de cet extraordinaire conglomérat d'Anges profondément bons :

Aussi longtemps que le Feu Sacré brillera, les Anges Forgerons veilleront ici-bas.

Comme je vous l'ais dit à mon arrivée très cher Mérou, je pense pouvoir retrouver Andarion qui n'est autre que le Maître Forgeron de l'ODAF.
Je peux vous aider dans votre noble quête néanmoins il faut faire vite.
Il semblerait que les blessures de ce brave aient du mal à se refermer...

Je me propose donc de vous servir de guide et me fait la promesse de vous amener à lui si vous me démontrez que votre but est louable et qu'une malfaisance de votre part ne se réveillera une fois sur place...


Prenez votre décision posément mais rapidement...

Après ce petit discours, on pu apercevoir l'indifférence du démon... Chose peu surprenante venant d'une telle espèce ne pensant qu’à détruire et annihiler toute vie.

 

 

 

Mérou :

 

Mérou, toujours aussi attentif aux propos de son interlocuteur attendait que le démon daigne lui en dire plus sur les diablotins.
Les minutes s'écoulèrent, aucun mot ne fut prononcé.

Il se leva alors précipitamment en s'adressant à Don Pedro


Notre ami le peau-rouge semble avoir perdu sa langue. Il ne fait que nous retarder...

Le moine jette un regard dédaigneux sur le cornu.

Le Maître Forgeron de l'ODAF est donc ma priorité à présent.
Allons-y, ne perdons plus de temps. Par où commençons-nous ?

J’accepte que vous soyez mon guide, toutefois, il faudrait que je repasse au monastère, j'y ai promis de saluer Kadmael avant qu'il ne reparte.
Souhaitez-vous m'y accompagner, nous ferons plus ample connaissance sur le chemin ?
A moins que vous ne préfériez m'attendre quelque part, et que je passe vous chercher ensuite...

suite

Par Julien Merou - Publié dans : 3. Le PC
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